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CORRUPTION
L'affaire de corruption olympique éclate à la fin de l’ère Samaranch et elle prend rapidement des proportions considérables. Il est établi que les deux personnes chargées du dossier de candidature de Salt Lake City sont accusées d'avoir acheté les voix des délégués du CIO en déboursant 1 million de dollars en argent comptant, en cadeaux, en bourses et autres incitations pour obtenir les Jeux dans la capitale mormons. Plusieurs membres du CIO sont directement impliqués et dix d’entre eux perdent leur fonction. En revanche, le vice-président du CIO de l’époque, le sud coréen Kim Un-yong, fortement soupçonné parvient à s’en tirer sans dommage. Il tombera pour une autre affaire de corruption dans son pays et sera mis à l’écart du CIO.
Pour éviter que de telles pratiques se renouvellent, la commission exécutive du CIO a approuvé un code de conduite qui s'applique à tous les membres du CIO, ainsi qu'aux Comités olympiques nationaux, aux comités organisateurs et aux villes candidates aux Jeux. Ce code de conduite doit amener chaque personne concernée à faire état auprès de l’organisation « de possibles conflits d’intérêts » en cas de sollicitation douteuse.
Par ailleurs, le CIO a décidé l'interdiction aux membres du CIO des visites aux villes candidates à l'organisation des Jeux Olympiques afin d’éviter d’être soumis à des pressions. C’est une commission d’évaluation composée d’une trentaine de membres du CIO qui est chargée de visiter les villes candidates, produire un rapport et ainsi donner des éléments d’appréciation aux autres votants.
En dépit de cette disposition, la BBC révèle dans un reportage diffusé en 2004 qu’elle a tenté de corrompre un membre du CIO en lui promettant de fortes sommes s’il parvenait à convaincre ses amis de voter pour la candidature de Londres en 2012. Après l’engagement de ce dernier, le média s’est empressé de révéler l’affaire.
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