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HALKIA Fani (1979) Grèce / Athlétisme
Secoué par le scandale Kenteris – Thanou au début des Jeux d’Athènes 2004, ces deux athlètes vedettes qui se dérobent à un contrôle antidopage avant de s’exclure des Jeux, le public grec pense qu’il n’aura plus d’occasion de vibrer dans les travées du stade olympique. C’est sans compter sur l’inconnue Fani Halkia qui remporte le 400 m haies où personne ne l’attendait. Jamais engagée sur des compétitions internationales l’athlète s’est préparée en Grèce pour ce rendez-vous où elle conquiert l’or et le record olympique. En un an, sa progression aura été stupéfiante. Elle gagne près de quatre secondes sur la distance.
Toutefois à Pékin, Fani Halkia a quitté les Jeux sans jamais mettre ses pointes. Contrôlée positive, elle a une fois de plus terni la réputation du sport grec, fortement touché par le dopage ces dernières années, selon le président de son comité olympique. À Pékin, Halkia a été contrôlée positive à un stéroïde, la méthyltrienolone, plus connu sous le nom de M3. Elle a nié toute tentative de dopage, mais son entraineur a lui été sérieusement mis en cause, puisque à l’issue des Jeux, George Panagiotopoulos a été tancé par le Comité International Olympique qui le menace d’action en justice pour doper sciemment ses athlètes. L'instance olympique a déjà en sa possession des preuves irréfutables contre la championne olympique 2004 du 400 m haies et son entraîneur. Des éléments si précieux qu'ils pourraient même faire changer la loi en matière de lutte antidopage en Grèce. C’est la première fois que le CIO saisit la justice d’un pays pour des pratiques illégales.
La Grèce a perdu 18 athlètes, parmi lesquels 11 haltérophiles, lors d'une série de tests antidopage avant les Jeux de Pékin. Le président du comité olympique grec voulait ainsi éviter tout scandale après l'affaire de Costas Kenteris et Katerina Thanou, quatre ans auparavant.
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