Rio 2016
-592 jours
Pyeongchang 2018
-1145 jours
Tokyo 2020
-2041 jours
Les 100 jours de Pékin - 30/4/2008
Alors que Pékin enchaîne les célébrations pour fêter les 100 jours avant les Jeux, est-ce que la ville est prête? Réponse: oui. Ou presque.
Un clip ambiance "We are the world" le répète en boucle sur les télés chinoises : "We are ready"! Les Chinois sont prêts. Côté sportif en tout cas. Le village des athlètes, sorte de cité HLM pas franchement accueillante, en est lui aux finitions. Les 37 sites olympiques sont eux aussi quasiment achevés. Manque encore quelques rangées de sièges dans le Stade national ( Photo L'Equipe ) ou des arbres pour décorer le parc olympique mais rien d'insurmontable d'ici au 8 aôut.
Au comité d'organisation, sur ce terrain, la confiance règne. « Nous avons déjà organisé une trentaine d'épreuves sportives pour tester nos installations. Nous allons démarrer les répétitions de la cérémonie d'ouverture. Un tel événement constitue une première pour nous. C'est un défi mais je suis sûr que nous accueillerons des Jeux de haute volée », rassure Sun Weide, responsable de la communication du Bocog. Pas de souci non plus concernant l'engouement des Pékinois. Impossible d'ignorer que leur ville organisera les Jeux. Des dizaines de panneaux lumineux dissiminés partout en ville assurent le compte à rebours avant la cérémonie d'ouverture. Le logo Beijing 2008 et les Fuwas (le surnom des 5 mascottes) sont partout, des sommets des buildings aux couloirs du métro en passant par... la Grande muraille.
Même omniprésence à la télévision. Il a fallu un terrible accident de train pour chasser le relais de la torche de la une des journaux. CCTV, le France Télévisions local, a habillé l'une de ses chaînes aux couleurs olympiques et la moindre pause publicitaire réserve son lot de spots spécial JO. Pas une surprise : avec plus d'un milliard de consommateurs potentiels en Chine, les Jeux de Pékin ont attiré un nombre record de sponsors.
Une semaine à Pékin suffit pour comprendre les hésitations d'Hailé Gebreselassié à s'engager sur le marathon. Le Bocog a beau affirmé que ses mesures ont réduit la pollution, la capitale chinoise est le plus souvent recouverte d'un voile blanc. Et le temps lourd des derniers jours d'avril fait redouter l'arrivée de l'été. Les organisateurs ont donc prévu de fermer de nombreux chantiers courant juillet pour limiter les rejets de poussière. Les nouvelles lignes de métro, notamment la 10 qui desservira le parc olympique, devraient être opérationnelles fin juin. Indispensable pour éviter les interminables bouchons sur les 5 (!) périphériques de cette ville immense.
Dernier détail qui risque de polluer la vie des "lao-wai" ("les nez longs", le surnom des étrangers ici) : l'anglais. Malgré une évidente bonne volonté, il est peu parlé et mal compris. Et 100 jours pour apprendre la langue de Shakespeare, ça ne suffira pas.


Copyright Dicolympic - Contact - Conception WFHCustoms